17/04 les enfants des rues

Publié le par D.C.C.DJIBOUTI- Sabine et Benoît -

04 17 enfants des rues« Pour les enfants des rues, pour les indigents » qui ont besoin de réconfort, des premiers soins , Caritas, situé à coté de la cathédrale de Djibouti, ouvre ses portes.

A l’intérieur de la cour, il y a plusieurs groupes d’hommes et de femmes qui attendent d’être examinés par des sœurs et bénévoles infirmiers qui soignent tout ce qui va de la « bobologie » , aux plaies ..ou blessures plus graves (suite à des coups de rasoirs, coups de couteaux…d’actes de barbaries.. que nous ne voulons pas décrire.). Les cas plus graves sont pris en charge complètement par Caritas qui fait entrer et suit le malade à l’ hôpital..pour être sur qu’il sera soigné.

Ce centre ouvert le matin jusque 11h peut accueillir jusque 70 enfants.  Ce matin une quarantaine de jeunes enfants de 6 à 15 ans : Erythréens, Ethiopiens, Somalis , Djiboutiens..sont présents dans une salle en train de visionner une vidéo; lorsque la porte s’ouvre , des yeux apeurés , des mines sombres…image saisissante et poignante de l’errance, de l’enfant sauvage. (cf photos école de la salle)

Ces jeunes, presque jamais les mêmes, sont encadrés par Bruno, animateur depuis plusieurs années , et des bénévoles envoyés par Caritas Italie qui les écoutent et leur donnent le minimum d’éléments de connaissance sur l’hygiène de vie. Bruno est obligé de connaitre chacun et évite les petits voleurs..

 Que viennent chercher les enfants ? -du réconfort, une possibilité de dormir un peu, de se laver, une fois par semaine, filles et garçons à tour de rôle, de faire la lessive de leur unique vêtement, de se procurer aussi un peu de nourriture ; Nous assistons à 11h à la distribution:    1 pain+ 1 banane pour aujourd’hui .. avant de repartir en bande et après, chacun essaiera de gagner une petite pièce, en mendiant,ou par un travail (ex: plonge). .

Certains après-midi, les bénévoles organisent des activités sportives et des ateliers d’artisanat, des jeux..

Nous sommes en admiration devant le travail effectué par ces bénévoles qui entourent ces enfants de beaucoup de patience et d’affection. Combien d’enfants arriveront-ils à se sortir de cette condition ? 

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